La grande peur mouvement qui eut lieu du 20/07/1789 au 6/08/1789

La grande peur se déroula en France du 20 juillet au 6 août 1789.

 

     Comme bien souvent, tout par d’une rumeur. Celle-ci était que les aristocrates avaient engagé des brigands pour couper les blés et anéantir les récoltes. Et cette peur des brigands fit tâche d’huile sur le pays. Mises à part l’Alsace, la Bretagne et le Languedoc, toutes les régions furent touchées. Les paysans s’armèrent et formèrent des milices pour se défendre. Mais tout venait de l’imagination. Jamais aucun brigand ne fut réellement trouvé. Certes, la poussière soulevée, au loin, par un troupeau, était prise pour celle d’une troupe de soldats. Des moines mendiants furent pris pour des brigands. Menés par leur imaginaire et la peur au ventre, les paysans pillaient. Partout ce n’était que émeutes, attentats et incendies. Ils s’en prenaient aux châteaux et aux abbayes, emmenant le grain et brûlant tout.

* En Aquitaine, qui vit le début et la fin de la guerre de Cent Ans, la peur prit le nom de Peur des Anglais.

Voici le récit du curé de Prayssas en Agenais, Barsalou, plus tard curé constitutionnel :

« TERREUR PANIQUE : Le dernier du mois de juillet 1789 jour de vendredi à dix heures du soir, il y eut dans la paroisse grande alerte occasionnée par la peur des Anglois avec lesquels nous étions en paix, et qu’on disoit être au nombre de dix mille hommes, tantôt au bois du Feuga, tantôt à St-Pastou, à Clairac, à Lacépède et ailleurs. On sonnoit le tocsin de touttes parts depuis huit heures du soir. Les gens sages n’en crurent rien, et on ne sonna icy qu’au jour; l’alarme fut grande jusqu’à onze heures avant midi.Sur l’envoy consécutif de trois émissaires de Lacépède qui demandoit du secours pour Clairac menacé - disoient-ils - par dix mille brigands, les nôtres y furent, armés de fusils, des faulx et des broches. Arrivés à Lacépède ils apprirent que touts les bruits étaient sans fondement. L’alarme s’étoit répandue progressivement. à Bordeaux pendant la nuit de mercredi à jeudi, à Condom le vendredi à midi. A Agen le jeudi soir à 9 heures on sonna le tocsin dans toute la ville où s’étaient rendus de toutes parts quinze mille hommes en armes. Tout fut calme à Agen vers une heure après minuit. En 1690, même alarme dans l’Agenois le 20 aout jour de dimanche sous la dénomination de peur des Huguenots. » 

* Texte pris sur wikipedia

b.G

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